Eye of the Tiger Management : sur les chapeaux de roues

Eye of the Tiger Management : sur les chapeaux de roues

Par Richard CLOUTIER

« Je pense que 2107 va être l’année où on va s’établir comme une force mondiale avec Eye of the Tiger Management (EOTTM) et InterBox », indique Camille Estephan, le propriétaire des deux firmes de promotion.

Il faut dire que l’année 2017 s’amorce en grand. Il y a quelques jours, Camille Estephan a confirmé la tenue d’un duel qui opposera l’ancien champion du monde IBF des poids moyens, David Lemieux (36-3-0) à Curtis Stevens (29-5-0), le samedi 11 mars au Casino Turning Stone à Verona, dans l’État de New York. Le duel sera télédiffusé lors de l’émission HBO Boxing After Dark.

« Nous avons de gros plans pour David Lemieux. La division des poids moyens est une division qui est très bien nantie avec les Golovkin, Jacobs, Sanders. C’est de la belle compagnie pour David, qui va vouloir se prouver comme étant le meilleur dans la division. Il a acquis beaucoup de maturité en 2016. Ça a commencé en octobre 2015 et ça a continué depuis. Il y a eu des hauts et des bas, comme malheureusement la nécessité de subir une chirurgie, mais nous avons établi des plans et toutes ces expériences, même les négatives, ont amélioré David », estime Camille Estephan.

Celui-ci ne cache pas que l’objectif ultime est un combat de championnat du monde. « On veut une ceinture pour David. Ça serait notre rêve pour l’année 2017 ».

L’envol de Steven Butler

Mais d’abord, EOTTM présente un gala au Centre Bell le 28 janvier prochain, en collaboration avec United Boxing Promotions. Dans le principal affrontement de la soirée, l’aspirant #5 mondial de la WBA, l’Ontarien Brandon Cook (17-0-0), affrontera le Montréalais Steven Butler (18-0-1) dans un combat d’unification des titres WBA et IBF nord-américain.

Butler a disputé cinq combats en 2016, et il s’est emparé des ceintures IBF mondiale jr et IBF nord-américaine. « Nous avons toujours nourris de bons espoirs pour lui. Dès le départ nous l’avons surnommé le Sydney Crosby de la boxe et il nous prouve à chaque combat que c’est bien ce qu’il est ».

« Maintenant, nous allons voir ce qui va se passer le 28 janvier. Steven a un gros dossier dans les mains. Il ne faut pas sous-estimer Brandon Cook. C’est un gars sérieux, il a une bonne équipe avec lui et ce sera le combat de sa vie, alors ce n’est pas gagné pour Steven même si nous sommes confiants ».

Dans une lettre ouverte aux amateurs de boxe, Brandon Cook n’a laissé aucun doute sur l’enjeu qu’il attribue à ce duel. « Ça ne fait aucun doute dans ma tête que je vais remporter cette bataille en territoire ennemi, mais je tiens à remercier les 400 partisans qui feront le voyage pour crier mon nom lorsque je me tiendrai face à Steven « Bang Bang » Butler dans le ring. Je ne pense pas avoir besoin de vous dire à quel point ce combat est important pour moi. Je me bats pour mon avenir, pour améliorer ma vie et celle de ma famille. Si ce combat est très excitant pour vous, les fans, il l’est tout autant pour moi, parce que j’y mets tout en jeu ».

Avec David Lemieux et maintenant Steven Butler, Camille Estephan est heureux de pouvoir compter sur deux têtes d’affiche. « Ils sont tous les deux très vendeurs. Les ventes du gala du 28 janvier vont très bien. Je n’en suis pas surpris, mais j’en suis ravi. Pour nous, il est important de garder Steven actif. Nous voulons qu’il conserve son rythme actuel et qu’il boxe de cinq à six fois par année. Idéalement, nous aimerions l’impliquer dans un autre gros gala en avril ».

Simon Kean, le prochain

Le 28 janvier, le principal combat de soutien opposera l’Olympien Simon Kean (7-0-0) à l’Américain Avery Gibson (8-5-4) dans un duel de huit rounds chez les poids lourds.

« Simon a une belle mission pour le 28 janvier. Gibson a battu Didier Bence et il a donné beaucoup de misère à Bogdan Dinu et Éric Martel-Bahoeli. Avec une victoire, nous allons lui procurer un titre canadien, que ce soit contre Dillon Carman ou Raymond Olubowale. Nous avions une entente avec Olubowale pour le 28, mais il a changé d’idée », mentionne Camille Estephan.

« Il faut dire que les gens ne se bousculent pas pour affronter Simon. C’est un gars qui paraît bien dans sa technique de boxe, c’est un olympien qui a perdu contre l’éventuel médaillé d’or, alors on a de grands espoirs pour lui. Simon Kean, c’est notre prochaine tête d’affiche et il va être amené à disputer des combats de plus en plus intéressants », ajoute-t-il.

Camille Estephan prévoit notamment l’impliquer dans le développement du marché de Trois-Rivières, sa région natale. « Nous avons déjà produit trois galas là-bas et ce fut des succès. Simon a d’ailleurs assuré la finale à deux reprises et nous prévoyons y retourner cet été ».

En décembre dernier, c’est l’ancien champion du monde WBC des mi-lourds, Jean Pascal, qui a assuré la finale du gala présenté par InterBox à l’Amphithéâtre de Trois-Rivières. « Jean Pascal et nous ça n’a pas fait long feu, car on ne voyait tout simplement pas son futur de la même façon. Mais nous lui souhaitons la meilleure des chances. »

Miser sur le développement

Bien que l’épisode Jean Pascal n’ait pas généré les retombées attendues, Camille Estephan ne cache pas sa fierté d’avoir pu acquérir InterBox.

« EOTTM est une compagnie qui a beaucoup de partisans et ils apprécient son dynamisme. C’est une histoire d’amour qui s’écrit à tous les jours. Mais InterBox est la firme qui possède la plus grande histoire au Canada. C’est une culture, une marque qui représente la qualité et la profondeur », explique-t-il.

Camille Estephan est toutefois conscient des lacunes qui minaient la firme. « Dans les dernières années, InterBox se concentrait sur la présentation de grands événements et il n’y avait pas assez d’activité pour développer les boxeurs. Les jeunes athlètes, ils doivent boxer sept à huit fois par années si c’est possible et c’est notre responsabilité, quand on signe un jeune boxeur, de lui permettre de se développer ».

Camille Estephan entend bien produire « tous les galas nécessaires pour développer le talent qu’on va chercher ».

En 2016, InterBox a renouvelé les contrats du Sorelois David Théroux (11-2-0) et du Montréalais Yves Ulysse Junior (11-0-0), en plus de mettre sous contrat le boxeur originaire du Kazakhstan Ablaikhan Khussainov (4-0-0), qui est issue de la même filière que Batyr Jukembayev (7-0-0). Les quatre athlètes seront d’ailleurs en action au Centre Bell le 28 janvier.

Toutefois, Camille Estephan prévoit au moins trois nouvelles signatures en 2017. « Nous allons ajouter du talent dans l’équipe cette année, car nous avons plusieurs plans et nous en avons bien besoin. Les amateurs vont être très contents et vont tomber en amour avec ces gars-là car ce sont véritablement des choix de premier trio. L’un d’eux va d’ailleurs être ajouté à la carte du 28 janvier ».

Pour Camille Estephan, il est important d’ajouter de la profondeur. « On dit que le UFC présente toujours de grands challenges pour leurs combattants, du début de la carte jusqu’à la fin, alors que la boxe traîne plutôt l’image que seule la finale est excitante. Chez nous toutefois, nous avons construit notre réputation sur le fait que nous présentons des combats très équilibrés, qui ont même souvent réservé des surprises. Nous n’hésitons pas à chercher de l’adversité pour nos boxeurs car c’est comme ça qu’ils vont arriver à bien se développer. S’ils ne sont pas prêts, ils vont avoir des défaites. Nous ne voulons pas que nos gars perdent, mais ils savent qu’ils doivent être vraiment prêts. C’est une promesse que nous avons fait à nos fans, et nous continuons de la respecter à chacun de nos événements. »

Pour 2017, Camille Estephan aimerait bien produire « un très gros gala » afin à souligner le vingtième anniversaire d’InterBox, qui fut fondée en 1997 par l’Allemand Hans-Karl Muhlegg.

« Nous aimerions pouvoir inclure sur cette carte des boxeurs de qualité et de renom provenant de toutes les grandes compagnies, que ce soit Golden Boy Promotions, Top Rank ou Main Events. Et si on peut inclure les compagnies de boxe du Québec, ça serait le fun de faire un combat entre un de nos boxeurs et un gars de GYM (Groupe Yvon Michel). Pourquoi pas Sébastien Bouchard contre Steven Butler ? Il y a plein de possibilités à explorer ».

(Photo : gracieuseté Robert Lévesque).

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